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1984 - George Orwell.


Titre original : Nineteen eighty-four
Nom de l’auteur :  Georges Orwell.
Nom de l’éditeur : Gallimard.
nombre de pages : 448
Date de la première publication : 1950
Genre : Dystopie.
thèmes : Politique. Régime totalitaire.  Manipulation des mases. Contrôle de la pensée..




Mon avis sur les personnages:
Winston Smith : le dernier « humain trop humain ». Le rêveur, l’optimiste, l’ambitieux ; sans pour autant avoir assez de courage pour agir et changer. Il se morfondait dans sa trouille du partie.
Smith était le seul - parait il – à avoir dans sa boite crânienne un morceau de chair lui permettant de voir l’anormalité de son vécu. Il se posait des questions, sur un passé perdu à jamais, sur un futur lointain ou l’humain libre de penser et d’exister, connaitra un monde meilleur.
Julia : Ce personnage m’est l’incarnation de la superficialité.  Un etre sans profondeur. Sa stratégie de survie consiste à s’oublier pour subsister. Elle pouvait se fondre dans n’importe quelle situation, en jouant n’importe quel rôle, utiliser n’importe quel moyen ( y compris ceux ou l’on se vend ) pour rester «  en vie ».

Certes elle était contre la politique du partie, mais au même temps montrait loyauté et fidélité envers ce dernier par ses actions en public, tout comme Winston, sauf que celui là on sentait qu’il y était forcé, contrairement à elle à qui ceci ne posait aucunement problème.
Finalement je me suis convaincue que l’on se partageait pas la même perception de l’expression «  en vie »  

O’Brien :c’est celui qui a littéralement dupé Winston.  Smith en crédule qu’il était, voyait en ce dernier une étincelle dans le noir. Or il s’est avéré que le monsieur n’est autre qu’un sale policier de la pensée. Ainsi que quelques apparitions minuscules de certains personnages aux rôles secondaires.  ( le truc qui m’a marqué c’est le fait que plusieurs de ces personnages ont péri. Comme quoi leurs existences étaient sans aucune importance. Ils apparaissent, quelques pages plus tard ils disparaissent. )   

Mon avis s
ur le livre :
Ce livre déjà universellement connu, m’a été fortement conseillé par 2 copines, donc à priori je pensais que j’allais accrocher autant qu’elles ( et toute la gent l’ayant lu d’ailleurs )
Or, après lecture je réalise que, parce qu’il est  un grand classique, apprécié par toute la planète ça ne n’implique pas que je devrais moi aussi etre forcément du même avis.
Si on considère qu’un tel univers a été imaginé et crée en 1949 … ce livre aurait son 5/5 d’originalité.   Mais à l’exception de cela, en toute sincérité je lui trouve absolument rien. Car en lisant j’ai éprouvé la même chose que Winston lisant «  le livre ».
Ce passage résume mon ressenti tout au long de sa lecture :

 «  le chapitre I, comme le chapitre III ne lui avait en réalité rien appris qu’il ne sut auparavant, il avait simplement systématisé le savoir qu’il possédait déjà ». 



Après, à un certain moment j’ai  fini par laisser tomber l’idée de voire 1984 comme un roman à part entière, car je n’accrochais point aux personnages. Le développement des événements m’insupportait par sa lenteur, la trame de l’histoire ne me plaisait pas spécialement. J’ai essayé de voir plus loin, et n’accorder de l’importance qu’aux messages de l’auteur,  dans l’absolu. Certes, J’ai été impressionnée par le génie d’Orwell, et sa parfaite concrétisation d’un peuple purement conformiste, entièrement  soumis à un régime totalitaire. Et sa capacité d’anticiper y a 68 ans déjà, des faits, des aspects que l’on voit dans la société d’aujourd’hui . Néanmoins, une fois qu’il a exposées les idées clefs de son œuvre :   Big Brother. Angsoc. Modification du langage : Novlengue. Double pensée. Falsification du passé. Crime par la pensée… J’ai senti que plus rien ne se passait. Tout s’arrête une fois que l’on a acquis l’idée global.

J’aurais adoré que ce livre devienne un de mes préférés et qu’il soit un coup de cœur pour moi. Mais hélas, il a été si différent de mes attentes.